lun.
29
mars
2010
Compléments alimentaires : la menace.
Depuis un certain temps nous vous informons sur un éventuel durcissement concernant la libre information en matière de compléments alimentaires. Voilà peut être d'ici peu, de quoi satisfaire Big Pharma et les détracteurs de la santé naturelle. Si de telles restrictions se vérifiaient dans un avenir proche, elles seraient une véritable bombe au sein de nos professions ou plus généralement en médecine naturelle !
J'ai bien l'impression que nous vivons les dernières heures des compléments alimentaires tels que nous
les connaissons. Rappelez-vous, il y a quelques temps, la Communauté européenne a rédigé une directive à propos des compléments alimentaires. Ce qui était une bonne mesure en soi. Cette directive
a, de fait, officialisé ce marché en France et libéré bien des plantes qui étaient jusque là sous le contrôle exclusif des pharmacies. Il y a donc eu un bénéfice pour les consommateurs français
par un accès plus facile à plus de choix. Et une garantie de sécurité, car le fabricant doit faire une déclaration préalable de mise sur le marché de son produit.
Mais à peine l'enfant est-il né que tout de suite, on lui met des entraves.
Toujours par souci de protection du consommateur, un pas de plus va bientôt être franchi.
Au cours de l’année à venir, une nouvelle règlementation va contraindre les fabricants de compléments alimentaires à restreindre drastiquement ce qu'on appelle les "allégations santé". Il faudra par exemple être capable de prouver que la verveine détend et apaise si l'on veut pouvoir l'inscrire sur le sachet. Les fabricants (qui n'ont pas les moyens de payer des études cliniques coûteuses) ne pourront apporter la preuve de ce que tout le monde sait depuis la nuit des temps. Ils vont devoir changer leur façon de communiquer. Le consommateur va se retrouver dans son herboristerie, sa boutique bio, ou devant le site internet de son fournisseur devant des produits vides d'informations. L'ère de l'étiquette blanche s'annonce.
Je pense surtout qu’une grande colère va germer des consommateurs que nous sommes, car nous savons très bien trier dans les vertus de chaque produit ce qui nous est utile pour notre santé. Ne nous trompons pas : le vrai responsable de notre santé, le seul, c’est chacun de nous.
Pour anticiper cette évidente colère montante et sous prétexte de sécurité, l'AFSSA vient de lancer un grand programme dit « de vigilance » sur les compléments alimentaires. Rapidement, tout
fabricant devra informer l'AFSSA des effets secondaires indésirables qui lui seront rapportés par les consommateurs. Dans la foulée, il sera mené des campagnes médiatiques pour effrayer les
consommateurs et les dissuader de continuer d'être des acteurs responsables de leur santé. Elles ont d’ailleurs déjà commencé… La moindre intolérance mineure sera montée en épingle par ceux qui
ont décidé de lutter jusqu'au bout contre les médecines naturelles. C'est encore la liberté d'information qui va être attaquée. Sans information sur un produit de santé, comment peut-on espérer
garder une liberté de choix et donc continuer à être des acteurs responsables et éclairés de notre santé ?
Hervé SIREDEY - P.S.N.
Praticien de Santé Naturopathe Iridologue
Naturopathy Iridology - Health practitioner
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