lun.

20

sept.

2010

La vitamine D dans le génome humain

La carence en vitamine D est de plus  en plus retrouvée comme facteur contributif de nombreuses pathologies. Des scientifiques ont donc voulu évaluer  tous les sites de liaison entre la vitamine D et l’ADN humain. Les résultats qui viennent d’être publiés dans la revue Genome Research montre que la vitamine D influence plus de 200 gènes chez l'humain.


L’être humain synthétise de la vitamine D (ou calciférol) appelée aussi vitamine du soleil car produite en exposant sa peau au soleil. Elle est indispensable à la vie et joue un rôle important aussi bien sur le plan du rachitisme que dans la structure osseuse. Il est également possible de l'absorber par l’alimentation. Cependant bon nombre de nos contemporains manquent de vitamine D. Qu’ils soient nourrissons, jeunes ou âgés, la carence en vitamine D peut toucher tout le monde. Ce déficit accroît, entre autre, les risques de pathologies auto-immunes telles que la sclérose en plaque, la polyarthrite rhumatoïde, le diabète  ainsi que certains cancers.


Sur l’ensemble du génome humain, les scientifiques ont retrouvé 2 776 sites de fixation de la vitamine D. Un nombre important de ces sites de fixations ont été retrouvés sur les gènes impliqués dans la sclérose en plaque, la maladie de Crohn, le lupus, la polyarthrite rhumatoïde, ainsi que la leucémie ou le cancer du colon.


Il a ensuite été démontré que la vitamine D possède un effet sur 229 gènes. Cette étude démontre l’importance de la vitamine D sur la régulation du génome humain et évoque de surcroit, les conséquences pathologiques d’une carence prolongée en vitamine D.


Prévention du cancer.La Société canadienne du cancer recommande un supplément de 1 000 UI (25 µg) par jour de vitamine D3 en automne et en hiver. Les adultes qui ont des risques plus élevés de carences en vitamine D devraient en faire autant durant toute l’année : les personnes âgées, celles qui ont une pigmentation cutanée foncée, qui vont peu à l’extérieur ou qui portent des vêtements recouvrant la majeure partie de leur corps.


Les données habituelles sont de 400 UI par jour soit 10 µg.


Source

A ChIP-seq-defined genome-wide map of vitamin D receptor binding: Associations with disease and evolutionRamagopalan SV, Heger A, Berlanga AJ, Maugeri NJ, Lincoln MR, Burrell A, Handunnetthi L, Handel AE, Disanto G, Orton S, Watson CT, Morahan JM, Giovannoni G, Ponting CP, Ebers GC, Knight JC - Genome Research, 2010

 

 

Besoin de vitamine D cet hiver ?


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