lun.

13

déc.

2010

Régimes, des arguments de poids !

Depuis longtemps nous prônons le réglage alimentaire plutôt que les régimes draconiens voire destructeurs de certains auteurs ayant fait fortune grâce au surpoids grandissant de la population. Aujourd'hui, l’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) nous donne raison et a passé au crible quinze régimes et souligne dans un rapport de 150 pages les nombreux risques de santé que peuvent rencontrer les personnes qui suivent ces régimes.

 

Régimes Atkins, citron détox, californien, chrononutrition, Dukan, Cohen, Mayo, Fricker, Montignac, Weight Watchers ou soupe au chou, voici quelques uns des régimes actuels d'un marché très porteur, celui du surpoids et de l'obésité. Riches en protéines, ou pauvres en glucides, ces régimes étudiés par l’Anses induisent de dangereux déséquilibres alimentaires selon l'expertise.

 

Ainsi, pour plus de 80% des régimes, les apports en protéines sont supérieurs aux apports nutritionnels conseillés (ANC), note l’Anses. C’est le cas du régime Dukan, notamment, qui en a fait sa marque de fabrique. Concernant les apports en fibres, ce régime induit des apports insuffisant comparés aux ANC. Pour la Chrono-nutrition et Atkins, ce sont les apports lipidiques qui dépassent ces apports conseillés.

 

Pour 87% des régimes ou phase de régime, les apports en vitamine D sont inférieurs aux ANC. Or, nous connaissons aujourd'hui l'importance de cette vitamine dans le génome humain. Par ailleurs, les apports en vitamine C n'atteignent pas l'ANC dans 55% des régimes ou phase de régime.

 

Parmi les risques que ces régimes font courir à la santé, l’Anses cite la diminution de la masse minérale osseuse, les fractures et la réduction en acides gras poly-insaturés indispensables. L’Agence craint également les risques de cancer colorectal avec des régimes pauvres en glucides complexes et en fibres.

 

Nous pourrions ajouter à cela qu'un régime non personnalisé (dans l'esprit Naturopathique) pourra engendrer de sérieuses déficiences. Chaque personne étant unique, le réglage le sera également et c'est pourquoi il est aujourd'hui impossible de rédiger un livre "fourre tout" ou chacun est censé retrouver son poids de forme. Il est important de signaler également l'impact direct des produits chimiques ou de la malbouffe autorisant une modification des sécrétions contrôlées par le cerveau. Ainsi, les personnes ayant été victimes de cette junk food, des addictions qui y sont liées et des modifications engendrées dans le corps auront toutes les peines du monde à ne pas subir l'effet "yoyo" des régimes miracles.

 

Pour l'Anses,"rien ne peut remplacer en termes de santé une alimentation équilibrée et diversifiée".

 

Source : http://www.afssa.fr/Documents/NUT2009sa0099.pdf