jeu.

12

mai

2011

Pléthore de chercheurs, carence de trouveurs

Le Centre national de la recherche scientifique (Cnrs), navire amiral de la recherche française est « un modèle aujourd’hui à bout de souffle ». Voilà le diagnostic dressé par l’Inspection générale des finances (IGF) dans un rapport commandé cet été par le ministre du Budget, Alain Lambert. Les auteurs de l’audit n’y vont pas avec le dos de la cuillère et concluent que « l’immobilisme du Cnrs tranche dans un paysage de la recherche en pleine évolution ». Ils relèvent que la direction générale de l’organisme embauche la bagatelle de 11 000 chercheurs (sur un effectif total de 26 000 agents) pour un budget de 2,5 milliards d’euros !

 

Dispersion des moyens, doublons, évaluation déficiente des laboratoires et des chercheurs, statut rigide des personnels, administration pléthorique et coûteuse et, pour finir, une direction générale privée des principaux leviers de commandes : la liste est longue.

 

Que de gaspillage ! Et dans le même temps, que de découvertes réalisées par des « trouveurs » isolés ! On peut énumérer ici les expérimentations positives attribuées à de véritables scientifiques français dont les travaux ont été mis sous le boisseau. Nous en avons déjà parlé dans nos colonnes.

 

• Les découvertes sur le cancer et les solutions proposées par André Gernez et vérifiées scientifiquement à l’Inserm en 1972.

• Le traitement du sida avec les huiles essentielles appliqué au Vietnam, au Chili et en France, cette expérience a été « neutralisée ».

• L’explication sur la sclérose en plaques et les traitements naturels qui permettent de stopper l’évolution de cette maladie virale résultant de certaines vaccinations.

• L’explication et le traitement de la myopathie de Duchêne dont nous avons parlé dans notre revue. Aucun universitaire n’a demandé de droit de réponse...

• Le traitement de la mucoviscidose. Vingt jeunes enfants revivent normalement grâce à un traitement à base d’huiles essentielles mucolytiques. Les mères des bénéficiaires qui ont évoqué l’emploi de ces remèdes naturels auprès des deux associations de lutte contre mucoviscidose se sont vues répondre que c’était de la « foutaise ».

• Le traitement de la drépanocytose en Afrique. Cette maladie génétique est colmatée par des plantes locales (cajan, fagara, calotropis). Heureusement nous avons mis au point les bons remèdes anti-drépanocytaires à la disposition des tradipraticiens des pays sahéliens.

 

Faute de place, nous arrêtons là la liste des découvertes d’inconnus qui eux, compatissants pour la souffrance des humains ont contribué à faire avancer la médecine, sans bénéficier d’aucun subside.

 

Bien entendu, les chercheurs « officiels » ne veulent pas entendre parler de ces voies d’exploration. Pire, certains d’entre eux – les spécialistes du génome en particulier – se voyant dépossédés d’une solution thérapeutique, déploient beaucoup d’efforts et de temps à minimiser et décrédibiliser les résultats thérapeutiques obtenus. Est-ce là une attitude de chercheur ?

 

Ce qui manque à la recherche aujourd’hui, ce n’est pas un budget, mais de l’envie de trouver…

 

Docteur Jean-Pierre Willem