DOSSIER : Le poisson est il bon pour la santé ?

Cet article n’a pas pour but d’inquiété le lecteur quand à la consommation de poisson mais bien de l’informer sur les aspects positifs et négatifs Toujours plus de précarité et toujours moins de pouvoir d'achat pour les plus démunis alors, c'était évident, le poisson miracle allait forcément bien se vendre, malgré les risques pour la santé des consommateurs. Étant donné la prodigieuse quantité de pangas disponible, ils termineront également dans d'autres aliments courants à base de poisson. D'autres espèces similaires de poissons existent déjà...


L'élevage du panga est une catastrophe écologique, sanitaire et nutritionnelle. On a attendu que le nombre de cas de vaches folles soit important pour arrêter de nourrir ces végétariennes avec des farines animales. Pour le panga, il ne faut pas attendre les dégâts ou la maladie pour ne pas en consommer, car il y aura forcément tôt ou tard des conséquences et des retombées de taille.


Le panga est un poisson d'élevage, de la famille du poisson-chat, qui provient quasi-exclusivement du delta du Mekong. Ces poissons sont nourris par des farines d'origines et de composition diverses et peu contrôlées. Les vietnamiens ont littéralement lancé ce nouveau poisson sur le marché mondial dans les années 1996-97, un poisson qui supporte une densité record et qui grandit très vite, dans une eau à 28 degrés. C'est toute une industrie qui est née dans les 15 dernières années, une industrie qui fait vivre des milliers de familles, mais qui est également très polluante et énergivore.


Le panga, nouvelle aberration de la mondialisation ? Sans doute avez-vous vu ce drôle de poisson sur les étalages des poissonneries. Les poissonniers ont souvent du mal à nous expliquer sa provenance et pourquoi son prix est si peu élevé. Panga signifie force en Morée, il est produit à l’échelle industrielle sur le Mékong au Vietnam. Ce poisson se reproduisait difficilement en liberté, car les femelles devaient remonter aux sources du fleuve pour frayer. Comme pour les saumons, la course à la vie était dure et les naissances limitées, mais le grand génie de l’homme a réussi à changer tout ça. Un chercheur s’est en effet aperçu qu’en injectant aux femelles pleines des hormones recueillies dans de l’urine de femme enceinte séchée, cela permettait de déclencher la pontes des alevins. Les femmes enceintes produisent beaucoup d’hormones qu’elles rejettent dans leurs urines, il a suffi donc à ce chercheur de recueillir ces rejets et de les déshydrater pour mettre au point des doses vendues environ 1€, qui sont administrées par injection aux mères panga.


Résultat, les femelles panga se délestent d’environ 500 000 alevins par ponte.

L’élevage des poissons se fait ensuite dans de grands parcs sur le Mékong. Leur principale nourriture est une farine importée du Pérou, elle est élaborée à partir de déchets de poissons mélangés à du Manioc, du Soja probablement OGM et à diverses céréales...


Une nourriture bien différente de celle que l'animal absorbe à l'état sauvage, qui vient de l’autre côté de la Terre en avion et qui n’offre aucune traçabilité sérieuse. Une fois le gavage terminé, les fermiers n’ont plus qu’à relever leurs filets pour récupérer les fruits de leur élevage. Le poisson sera ensuite découpé en filet par des ouvriers chinois payés à la pièce, puis envoyé congelé par avion vers l'Europe.


Sachez donc que ce poisson vendu à prix discount est le produit de la mondialisation et de la transgression des lois naturelles, qu’on ne maîtrise pas vraiment leur alimentation ni les conséquences sur la santé, et que sa commercialisation à grande échelle est très gourmande en pétrole, donc en émission de CO2. (
Pour un monde durable)


POURQUOI MANGER DU POISSON ? LES BENEFICES :


Le poisson et autres produits de la pêche présentent un intérêt nutritionnel non négligeable. En plus des oméga-3, dont les bénéfices sont aujourd'hui bien connus du grand public, ils contiennent toute une variété de minéraux essentiels au bon fonctionnement de notre organisme.

Le poisson couvre une part importante de nos besoins en acides gras essentiels type oméga-3, en vitamines, notamment B12 et D (poissons gras), en iode et en sélénium. Les fruits de mer apportent également manganèse, cuivre et zinc en grande quantité. C’est un incontournable de l’alimentation humaine aux qualités multiples. Il est donc logiquement conseillé de manger du poisson.


LES “DANGERS” DU POISSON :


Peut être ne le savez-vous pas mais le poisson à tendance, de nos jours, à contenir une quantité de contaminants nous autorisant à nous poser quelques questions. En effet, Les principaux contaminants des poissons sont les PCB et le mercure (le méthylmercure - MeHg), absorbé pour ce dernier à 95% par le tractus intestinal. Le MeHg à la fâcheuse tendance à se concentrer dans le cerveau qui est un organe cible. Les fœtus sont également très exposés à cette forme de polluant. Le mercure et les PCB, deux toxiques puissants, sont issus des activités industrielles et sont également persistants dans la nature. Le mercure est utilisé dans de nombreux domaines et de ce fait massivement rejeté dans la mer depuis des décennies (sans compter les provenances naturelles - Hg). Ces substances s'accumulent donc dans le poisson et se concentrent au fur et à mesure que celui-ci se situe en haut de la chaîne alimentaire. En effet, il aura accumulé les toxiques des plus petits poissons qu'il aura mangés au cours de sa vie. Les poissons contiennent la source la plus importante de mercure de l’alimentation humaine, généralement aussi des dioxines et… les catastrophes nucléaires telles que Fukushima, ne font qu’enfoncer le clou !


Selon l’OMS, manger du poisson comporte plus de bénéfices que de risques. Cette directive est louable mais une fois de plus, cette information est distillée sans tenir compte de la multiplicité des risques de contamination au mercure : amalgames métalliques dentaires, vaccins, thermomètres cassés, ampoules fluocompactes cassées (relargage d’1 mg sur plusieurs jours), eau du robinet… (En France, le chlore utilisé pour désinfecter l'eau est fabriqué par électrolyse du chlorure de sodium avec des électrodes au mercure liquide. Ce qui fait que ce chlore contient du mercure. Le droit européen interdit cette pratique, MAIS LA FRANCE A OBTENU UNE DÉROGATION jusqu'en 2019 !).


Selon l'organisation mondiale de la santé les poissons riches en mercure sont principalement : l'espadon, le requin, le maquereau roi, le marlin, le poisson montre, le thon obèse et le thon jaune.


A NOTER : OMS - Les poissons les plus pauvres en mercure
sont principalement les sardines, le maquereau, les anchois, le hareng, le crabe, le saumon et la truite arc-en-ciel. (Il est estimé que, sur le fondement des données disponibles (toxicologiques et de contamination) et en tenant compte des habitudes alimentaires de la population française, aucun élément scientifiquement fondé justifie une remise en cause des recommandations de consommation de poisson préconisées dans le cadre du Programme national nutritionsanté : au moins deux fois par semaine sans oublier les poissons gras (maquereau, hareng, saumon,...).


COMMENT PRÉPARER VOTRE POISSON ?


La meilleure préparation à mon sens reste le poisson à la vapeur douce (100° maxi) qui permet d’éliminer une partie des polluants. Pour cela, utiliser un cuit vapeur adéquat. C’est une cuisson rapide ne détériorant pas l’aliment tout en préservant le goût. Si votre cuit vapeur possède plusieurs étages, pensez à mettre le poisson à l’étage inférieur ! Les légumes bio seront placés à l’étage supérieur.

Si vous préférez le poisson papillote, utilisez de préférence une feuille de papier cuisson si possible écologique (100% compostable et non traité), plutôt qu’une feuille de papier aluminium qui, avec la haute température et le citron polluera l’aliment. Le papier cuisson ou sulfurisé standard peut être quand à lui traiter à l’acide sulfurique, blanchi et siliconé !

Citron, épices, aromates et crème végétale peuvent accompagner votre plat agréablement.


Bon appétit !