Ostéoporose...démêler le vrai du faux !

Natvital

Toutes les femmes connaissent le terme angoissant « Ostéoporose » et le discours qui lui est associé : à partir d’un certain âge vous allez finir avec des fractures, bref, vous allez casser ! En effet, la définition simple donnée à l’ostéoporose pourrait être la suivante : perte de résistance des os qui prédispose aux fractures ! L’ostéoporose peut être un facteur de risque à un moment de sa vie... mais finalement moins important qu’il n’y parait. Il faut également noter l’aspect multifactoriel de prédispositions aux fractures de par la consommation excessive de produits laitiers, de sucre, d'excès de fluor ou de sodas bourrés d’acide phosphorique ou encore la relation avec le déséquilibre acido-basique, les carences en certains minéraux et autres vitamines, le manque d’activité physique... etc

Avant 1994 et la redéfinition de l'ostéoporose, cette maladie était considérée comme relativement rare, touchant principalement les personnes d'un âge avancé. Après 1994, la perte de densité naturelle n'a plus été prise en compte, les chiffres s'appuyant sur la valeur mesurée chez le jeune adulte. Dès cette date, Il est donc devenu pratiquement impossible d'obtenir une densité correcte passé un certain âge puisque les données partaient d'un sujet jeune.

 

Contrairement à ce que vous entendez habituellement dans de nombreux discours, le risque fracture/ostéoporose semble aujourd’hui parfois bien éloigné. En effet, ce risque est plus souvent lié à l’âge et à l’équilibre (au sens propre) et c’est ainsi que des chercheurs ont constaté que de nombreuses fractures, soi-disant en relation avec ce type de fragilité, se retrouvaient notamment chez des personne n’ayant pas de problèmes d’ostéoporose. En tout cas, c’est l’avis publié Par T.L. JÄRVINEN et son équipe dans le Journal of Internal Medicine (J. Intern Med. 2015 Jun),

 

Voyons quelques chiffres...

 

L’étude National Osteoporosis Risk Assessment (ou étude NORA) nous apprend que sur 149524 femmes caucasiennes ménopausées âgées de 50 à 104 ans, 82% des fractures rapportées sont apparues chez des femmes n’étant pas touchées par des problèmes d’ostéoporose. Une autre étude du Department of Medicine, University of California de San Francisco nous confirme les résultats et démontre que la proportion des fractures traumatiques attribuables à l’ostéoporose (femmes de plus de 65 ans) n’est que de 15% ! Si nous prenons ces chiffres à l’envers, ceci veut dire que 85% des fractures ne sont pas attribuables à l’ostéoporose.

 

Entre 60 et 80 ans, le risque de fracture est multiplié par 13 mais l’augmentation du risque inhérent à la densité osseuse n’est que de 2. Une étude (WHO/Collaborating Centre for Metabolic Bone Diseases) appliquée à la population Suédoise nous apprend que pour la tranche d’âge 55 – 85 ans le risque de fracture est 11 fois plus important que celui annoncé par densité osseuse.

 

Alors, si l’ostéoporose n’explique que très partiellement l’augmentation du risque de fractures, vers quelles causes doit on se tourner ?

 

Une question d’équilibre...

 

Voici ce que nous appellerons une Lapalissade : pas de chute, pas de fracture ! Ainsi, on remarque dans une étude parue dans l’American Journal of Epidemiology (2008) que 40% des fractures de la hanche pourraient être pronostiquées par la question : avez-vous des troubles d’équilibre ? Ces résultats impliquent que des troubles de l'équilibre déclarés permettent d’évaluer également le risque de fractures chez les personnes âgées.

 

Dans Strategies for prevention of osteoporosis and hip fracture (1991), les auteurs conclus la chose suivante : la meilleure façon de prévenir l’ostéoporose est encore de cesser de fumer, de se nourrir correctement et de rester actif.

 

Prévention des fractures...

 

1 – Sortez de l’émotionnel et de la peur qui sont des éléments destructeurs à tous les niveaux. Ajoutez à cela quelques compléments alimentaires et des habitudes de vie utiles dans la prévention des fractures mais aussi de l'ostéoporose.

 

2 - Nous ne le répéterons jamais assez, la vitamine D d’origine naturelle et en apports quotidiens est essentielle dans le fonctionnement de l’organisme notamment au niveau musculo-squelettique, elle aide également à diminuer les risques de chute chez la personne âgée.

 

3 – Veillez à un bon apport et un bon équilibre en minéraux, comme le magnésium mais aussi en vitamines (mangez des légumes verts foncés car la vitamine K est votre amie). On nous rabâche que le calcium c'est bon pour les os mais d’autres facteurs entrent forcément en jeu. Un apport trop important en calcium apportera une densité minérale plus importante mais également une rigidité osseuse plus importante. L'os manquera donc de flexibilité est sera plus cassant. Celui-ci doit notamment rester « flexible » pour être... moins cassant ! Il sera donc important de redonner ou de maintenir une certaine "souplesse" à vos os, il faut un juste milieu.

 

4 – Peut-être avez-vous remarquez que les gens bougent de moins en moins ? Alors marchez, respirez... bougez-vous et oubliez un peu votre voiture ! Cette activité doit être régulière, une fois par semaine ce n’est pas suffisant. L'activité stimule la reconstruction osseuse.

 

Une fois de plus, nous nous apercevons que la prévention par le mode de vie sain demeure la meilleure arme contre l'ostéoporose et les fractures. Bien sûr si vous ne souhaitez rien changer dans votre vie et surtout ne pas investir dans quelques compléments alimentaires non remboursés... il vous reste le traitement classique car loin de moi l'idée de vous en détourner si vous pensez dur comme fer qu'il est salvateur pour vous ! A chacun son choix.

 

Natvital