Endométriose et Naturopathie

 

L'endométriose est une maladie dont on entend parler de plus en plus souvent. Faut-il y voir une augmentation du nombre de cas ou alors la médecine se pencherait-elle davantage sur cette maladie mal diagnostiquée ? Il faut savoir qu'une femme attendra entre 6 et 7 ans avant que quelqu'un ne lève définitivement le voile sur ce mal dont elle souffre.

L'endomètre c'est quoi ?

L'endomètre est le tissu qui tapisse l'intérieur de l'utérus, la muqueuse de l'utérus. C'est cette partie qui prolifère à chaque cycle. Sans fécondation, il se produit une destruction de la partie superficielle de l'endomètre causant l'écoulement sanguin lors des règles. Ce processus se reproduira tous les 28 jours environ. L'endométriose se caractérise par la formation de tissus, de fragments de muqueuse, à l'extérieur de la paroi de l'utérus. Cette migration de cellules pouvant faire penser au processus de propagation du cancer (métastases) n'est heureusement pas mortelle mais peut provoquer de nombreux inconforts et douleurs chez la femme. Entre 25 et 45 ans, 10 à 20% des femmes sont touchées... mais combien sont-elles à ignorer ce mal ?

Endométriose, où vont mes cellules ?

Des cellules endométriales vont donc quitter l'utérus et se propager à l'extérieur, parfois loin à l’extérieur ! Elles vont pouvoir adhérer à d'autres tissus plus ou moins proches : les ovaires, la vessie, le colon, le rectum, les muscles de l'abdomen, plus rarement les poumons, le cœur ou le cerveau. La présence de ces tissus hors endomètre pose question encore aujourd'hui, pourtant les femmes qui en souffrent vivent très mal cette situation. En effet, les douleurs peuvent être assez vives notamment au moment des règles mais il arrive aussi que cette maladie soit asymptomatique.

 

Ces cellules qui migrent vont alors provoquer une inflammation débouchant sur la formation d'un tissu cicatriciel que nous appelons "adhérences". En effet, contrairement aux cellules qui se trouvent dans l'utérus, les cellules migrantes ne trouveront pas de sortie.

Quelques indicateurs ?

- Des douleurs dans le bas ventre / région pelvienne

- Des douleurs plus intenses avant et pendant les règles

- Des rapports douloureux

- Infertilité

- Distension de l'abdomen, troubles du transit, possibles douleurs, saignements

- Troubles urinaires, possibles douleurs, sang dans les urines

- Cycles courts et règles abondantes et prolongées

- Terrain des maladies auto-immunes

- Fatigue persistante, douleurs musculaires, lombalgies avec irradiations possibles dans la jambe

- Kystes...

 

Les fragments sont sous le contrôle des mêmes hormones que le tissu endométrial qui se trouve dans l'utérus, provoquant ainsi des douleurs voire des saignements (autres) au cours des règles. La ménopause viendra stopper l'évolution de la maladie. L'examen médical / chirurgical permettant de confirmer l'endométriose est la laparoscopie (ou coelio).

 

Selon des chercheurs de l'Université d'Adelaide (Australie), les rapports sexuels douloureux seraient aggravés par le liquide séminal (composant du sperme). Selon eux, l'exposition au liquide séminal pourrait favoriser la prolifération de tissus en dehors de l’endomètre (résultats à confirmer).

Les origines de l'endométriose ?

Bien que l'origine de l'endométriose soit encore assez floue, il existe différentes pistes possibles notamment celles des perturbateurs endocriniens. Les chercheurs estiment que chaque cas d’endométriose serait imputable pour moitié à des facteurs génétiques et pour moitié à des facteurs environnementaux (source INSERM).

La piste de l'inconscient ?

Une des origines pourrait être le refus inconscient d'être mère.

Ai-je les capacités ? Peur de l'échec ? Environnement inadapté ?

Il peut aussi exister des peurs vis à vis de son couple

Rejet du monde actuel dans lequel nous vivons et inquiétude d'offrir ce monde à mon enfant.

Endométriose, des solutions naturelles ?

Certes, il existe des solutions naturelles, mais vous comprendrez qu'elles ne peuvent apparaitre dans cet article, les symptômes étant tellement variables et les personnes uniques. Il est nécessaire d'abord de consulter son médecin traitant pour identifier la maladie puis votre thérapeute habituel pour vous accompagner dans votre quête du mieux-être.

Portez vous bien,